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Immobilier : 400 propriétaires de l'île de Ré menacés d'expropriation dans un bras de fer avec l'État

information fournie par Boursorama avec Newsgene 26/03/2026 à 15:54

Au total, le Conservatoire du littoral a déjà réussi à récupérer 19 des 36 hectares d’espaces naturels remarquables situés dans le marais du Défend. Illustration.  (Engel9 / Pixabay)

Au total, le Conservatoire du littoral a déjà réussi à récupérer 19 des 36 hectares d’espaces naturels remarquables situés dans le marais du Défend. Illustration. (Engel9 / Pixabay)

Le Conservatoire du littoral se bat depuis plus de 40 ans pour récupérer les 36 hectares d’espaces naturels remarquables du Défend, un marais à Rivedoux-Plage sur l’île de Ré (Charente-Maritime). Mais 400 propriétaires refusent encore de céder leur parcelle et vont bientôt être visés par une procédure d'expropriation.

Le marais du Défend à Rivedoux-Plage, sur l’île de Ré (Charente-Maritime), abrite 36 hectares d’espaces naturels remarquables. Depuis plus de 40 ans, le Conservatoire du littoral se bat avec les propriétaires pour les posséder en intégralité. Après avoir récupéré 19 hectares à la suite de longs pourparlers, l’organisme a obtenu l’ouverture, dès le 31 mars 2026, d’une enquête préalable à la déclaration d’utilité publique visant à exproprier les 400 propriétaires des 17 hectares de parcelles restantes, rapporte Le Parisien .

Une valeur sentimentale

« Il faut maintenant tourner la page » , a déclaré Patrice Raffarin, maire de Rivedoux-Plage, qui soutient le Conservatoire. La récupération progressive des parcelles a commencé en 1982. L’objectif de la procédure est de protéger « l’une des dernières fenêtres littorales encore préservées » , comme l’explique l'élu. Ces terrains sont tous non-constructibles et les nuitées y sont par ailleurs interdites depuis les années 2000, mais près de 400 propriétaires continuent de ne pas vouloir céder leurs hectares.

Les 360 parcelles concernées, pour certaines en indivision, sont pour la plupart des terrains familiaux pour lesquels il y a un fort attachement. De plus, la promesse unilatérale de vente, avec un prix au mètre carré fixé à 1,07 euro, a été considérée comme insuffisante. « Ce prix a été validé par France Domaine » , a toutefois mis en avant Patrice Belz, délégué de rivages du Conservatoire du littoral en charge du dossier.

Une contestation possible

La situation d’un propriétaire est encore plus complexe. Depuis 1967, l’homme vit en effet dans la seule vraie maison du Défend, une ancienne propriété du service public des phares et balises. Il attend de la vente qu’elle puisse lui permettre de se reloger correctement sur l’île. Enfin, plus généralement, plusieurs propriétaires ont critiqué la gestion du Défend menée par le Conservatoire du littoral, assurant que « rien n’est fait, rien n’est entretenu » .

L’opposition des propriétaires s’est d’abord manifestée par une pétition en ligne, mais ils peuvent également contester leur expropriation et le prix en justice. Toutefois, certains d'entre eux aimeraient trouver d’autres solutions avec le Conservatoire du littoral, comme la possibilité de garder le terrain jusqu’à leur mort. De son côté, celui-ci a nié toute mauvaise gestion du site et a simplement reconnu que la procédure d’expropriation devrait encore durer plusieurs années.

2 commentaires
  • 17:58

    Parcelles inconstructibles et de plus susceptibles d être envahies par la mer , donc ç quoi bon les garder , sinon vouloir faire une bonne affaire en vendant à un meilleur prix des terrains qui ne valent rien .


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